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L’envers du d’accord

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Nous t’emmerdons tous Charlie Brown!!

24 novembre 2007 · 2 commentaires

C’est les larmes aux yeux, la gorge serrée et le cœur gros que j’écoutais l’autre soir l’éternel porte-voix de Brian Mulroney expliquer aux journalistes que le pauvre Brian avait accepté les 300 000$ de monsieur Schreiber parce qu’il se sentait alors vulnérable, aux prises qu’il était avec une situation financière précaire et rongé par l’incertitude face à l’avenir. Comme on le comprend! Il venait de passer de Premier Ministre du Canada à simple député. Il savait qu’il allait devenir, dans quelques mois à peine, associé d’un grand cabinet d’avocats de Montréal. Il habitait une humble chaumière d’une valeur de plus d’un million de dollars à Westmount. Et, comble de malheur, il y avait entrepris des travaux de rénovation de centaines de milliers de dollars. À sa place, je me serais sûrement suicidé
Hé bien, pas Brian. Ainsi pris à la gorge, Brian, tu n’as pas non plus choisi de braquer des dépanneurs ni n’as sombré dans le sordide monde de la drogue et de la pipe à 25$. En fait, tu as été une sorte de Robin des Bois, Brian. Tu as soulagé un riche de quelque 300 000$ que tu as aussitôt refilés à un indigent, toi-même. Après tout, charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi-même justement? Et en prime, tu n’as rien donné à ce méchant Prince Jean qu’est monsieur Schreiber en échange de son argent. Pas de trafic d’influence, pas de contrats gouvernementaux. Rien. Tes parents seraient fiers de toi, Brian. Et nous sommes fiers de toi, Brian. Tu es un véritable héros. Spider Brian!! Jamais, dans cette épreuve, ne t’avons-nous entendu te plaindre. Pas un mot. Toujours souriant, toujours avenant. Un véritable samouraï. Nous aurions préféré que tu saignes ce monsieur et ses pareils davantage, mais tu n’es pas vindicatif, Brian. Tu ne l’as plumé que de ce qu’il te fallait pour traverser la crise financière qui t’affligeait alors. On reconnaît l’homme de principe à la moralité sans faille. Un exemple pour notre jeunesse. Un phare incandescent dans la nuit de nos consciences souvent trop élastiques. Quand je pense que d’autres que toi n’auraient pas hésité, dans ta situation, à encaisser pot-de-vin par-dessus pot-de-vin sans sourciller pour aider des gens peu scrupuleux à s’enrichir à même les fonds publics, je ne t’admire que davantage. Et comme si ce n’était pas assez, tu as eu l’ultime pudeur de ne pas nous annoncer toi-même cette merveilleuse nouvelle. Humble avec ça, notre Brian. Wow!!! J’en suis bouche-bée.

Bravo et merci monsieur Mulroney de Be-Comeau. Vous êtes vraiment la cerise sur notre sundae.

Catégorie(s) : Politique

2 réponses pour le moment ↓

  • 1 soprin // 24 novembre 2007 à 4:15

    Eh vlant !!!

  • 2 louist // 24 novembre 2007 à 8:38

    dans les dents!!!

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