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L’envers du d’accord

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Nous t’emmerdons tous Charlie Brown!!

24 novembre 2007 · 2 commentaires

C’est les larmes aux yeux, la gorge serrée et le cœur gros que j’écoutais l’autre soir l’éternel porte-voix de Brian Mulroney expliquer aux journalistes que le pauvre Brian avait accepté les 300 000$ de monsieur Schreiber parce qu’il se sentait alors vulnérable, aux prises qu’il était avec une situation financière précaire et rongé par l’incertitude face à l’avenir. Comme on le comprend! Il venait de passer de Premier Ministre du Canada à simple député. Il savait qu’il allait devenir, dans quelques mois à peine, associé d’un grand cabinet d’avocats de Montréal. Il habitait une humble chaumière d’une valeur de plus d’un million de dollars à Westmount. Et, comble de malheur, il y avait entrepris des travaux de rénovation de centaines de milliers de dollars. À sa place, je me serais sûrement suicidé
Hé bien, pas Brian. Ainsi pris à la gorge, Brian, tu n’as pas non plus choisi de braquer des dépanneurs ni n’as sombré dans le sordide monde de la drogue et de la pipe à 25$. En fait, tu as été une sorte de Robin des Bois, Brian. Tu as soulagé un riche de quelque 300 000$ que tu as aussitôt refilés à un indigent, toi-même. Après tout, charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi-même justement? Et en prime, tu n’as rien donné à ce méchant Prince Jean qu’est monsieur Schreiber en échange de son argent. Pas de trafic d’influence, pas de contrats gouvernementaux. Rien. Tes parents seraient fiers de toi, Brian. Et nous sommes fiers de toi, Brian. Tu es un véritable héros. Spider Brian!! Jamais, dans cette épreuve, ne t’avons-nous entendu te plaindre. Pas un mot. Toujours souriant, toujours avenant. Un véritable samouraï. Nous aurions préféré que tu saignes ce monsieur et ses pareils davantage, mais tu n’es pas vindicatif, Brian. Tu ne l’as plumé que de ce qu’il te fallait pour traverser la crise financière qui t’affligeait alors. On reconnaît l’homme de principe à la moralité sans faille. Un exemple pour notre jeunesse. Un phare incandescent dans la nuit de nos consciences souvent trop élastiques. Quand je pense que d’autres que toi n’auraient pas hésité, dans ta situation, à encaisser pot-de-vin par-dessus pot-de-vin sans sourciller pour aider des gens peu scrupuleux à s’enrichir à même les fonds publics, je ne t’admire que davantage. Et comme si ce n’était pas assez, tu as eu l’ultime pudeur de ne pas nous annoncer toi-même cette merveilleuse nouvelle. Humble avec ça, notre Brian. Wow!!! J’en suis bouche-bée.

Bravo et merci monsieur Mulroney de Be-Comeau. Vous êtes vraiment la cerise sur notre sundae.

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Que se passe-t-il Lucille?!

10 novembre 2007 · Pas de commentaire

La semaine dernière, je tombe sur un reportage aux nouvelles télé de Radio-Canada. Apparemment, la Ville de Boisbriand a un sérieux problème de traitement de ses eaux usées qui dure depuis passablement longtemps. Le reportage fait état d’un rapport confidentiel d’experts proposant à la Ville deux avenues de solution: l’aménagement d’étangs aérés d’une part, et l’augmentation de la capacité de l’usine de traitement actuelle, d’autre part. Coût et durée de vie estimatifs des solutions proposées? Environ 50M$ et trente ans dans le premier cas; environ 100M$ et dix ans dans le second. La Ville a retenu la seconde solution, soit la plus onéreuse et la moins durable!!!!

Mais, me suis-je alors naïvement dit, pourquoi avoir choisi ce qui paraît être la pire des solutions? Le journaliste, faisant sans doute écho à mon inconfort, a posé la même question à la mairesse de Boisbriand. Et là, la situation est devenue franchement inquiétante. Il fallait voir et entendre la mairesse s’indigner du fait que Radio-Canada ait obtenu copie du rapport “confidentiel”. Plus encore, ce fut un tintamarre sans nom à mes oreilles que d’entendre la mairesse refuser de justifier le choix pour le moins étrange de la Ville. “Je n’ai pas à me justifier auprès des citoyens”, dit-elle en substance. “J’ai été élue pour prendre des décisions et c’est ce que je fais”, renchérit-elle.

Que se passe-t-il Lucille? On pète plus haut que le trou? On a la grosse tête? On ne prend plus son Nescafé? On a mal aux dents? On ne se soucie de cette malodorante populace que quand on a besoin de son vote? On s’imagine qu’en démocratie, être élue ça signifie pouvoir dépenser les fonds publics comme bon nous semble pendant la durée du mandat? On croit qu’on est la reine de Boisbriand pour quatre ans? Peut-être, Lucille, aurais-tu dû aller à l’école, ou si tu y es allée, peut-être aurais-tu dû être plus attentive aux enseignements de tes professeurs d’histoire. Le Moyen-Âge a pris fin avec la chute de l’Empire byzantin en 1453. Depuis ce temps, Lucille, le monde occidental en particulier n’a cessé d’évoluer vers un contrôle de plus en plus grand du citoyen sur les décisions qui le concernent surtout quand les sommes requises pour la mise en oeuvre des ces décisions proviennent des poches dudit citoyen. Tu me fais beaucoup de peine.

Tu n’ignores pas, Lucille, que la plupart de tes concitoyens sont tout aussi intelligents et instruits que toi, et que beaucoup le sont plus. C’est un autre des acquis de nos sociétés occidentales post Moyen-Âge. Donc, non seulement ont-ils le droit d’être informés et consultés avant la prise d’une telle décision, mais, Lucille, ils sont à peu près tous en mesure d’en bien comprendre les tenants et aboutissants.

Tu n’es qu’une mandatrice, Lucille. Les électeurs de Boisbriand t’ont confié le mandat d’administrer leur ville dans leur meilleur intérêt, pas dans le tien ni dans celui de quelques amis. Un élu n’a rien d’autre en poche que le mandat d’administrer dans le meilleur intérêt des citoyens. Cela signifie, qu’en ce qui concerne les gestes d’administration courante, tu peux généralement agir sans avoir à obtenir l’assentiment du citoyen. Mais en ce qui concerne les gestes ou décisions excédant le cadre de la gestion des affaires courantes, comme par exemple la décision de dépenser 100M$ plutôt que 50M$ pour régler le problème du traitement des eaux usées pour dix ans plutôt que pour trente ans, tu aurais dû divulguer le contenu du rapport d’experts payé à même la bourse des citoyens, et ensuite, tu aurais dû chercher à obtenir leur accord.

Tu n’as fait ni l’un ni l’autre. As-tu quelque chose à cacher, Lucille? Des enveloppes brunes circulent-elles à l’hôtel de ville? Crois-tu que tout cet argent versé par les citoyens dans les coffres de la Ville t’appartient, Lucille? Faudra-t-il te poursuivre personnellement, Lucille, pour que tu rendes des comptes?

Je crois qu’il est temps que la loi soit amendée afin que les citoyens puissent poursuivre leur mandataire quand ils estiment qu’il a excédé les limites de son mandat. Et je crains fort, Lucille, que nous soyons ici en présence d’une telle situation…

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Toujours les accommodements!!!!!

26 octobre 2007 · Pas de commentaire

Drôle d’automne qui m’chauffe la couenne, pour paraphraser la chanson bien connue de notre ami Piché.

Qui m’chauffe la couenne parce qu’il fait merveilleusement beau, mais aussi à cause de ce j’entends et lis au sujet des accommodements raisonnables.

Essayons, bien que ce ne soit pas là une tâche facile, de nous en tenir aux faits.

Quoi qu’en pensent bien des gens, la population francophone du Québec est une population en péril. Le mélange “très faible taux de natalité et proximité géographique d’un océan anglophone de tout près de 400 millions de personnes” qui représente également une superpuissance économique, politique et culturelle constitue plus que jamais une menace à la survie même de cette population francophone. Prenons note au passage d’ailleurs que notre poids démographique dans l’ensemble canadien diminue depuis plusieurs années comme une peau de chagrin. Cela signifie que notre poids politique dans cet ensemble diminue également. Conséquence? On va de moins en moins tenir compte de nos demandes, préoccupations et besoins à Ottawa puisque nous y ferons élire de moins en moins de députés. Moins d’argent pour le Québec, donc. Moins de soutien pour les projets économiques québécois. À terme, nous sommes condamnés à devenir une minorité parmi les autres minorités de la mosaïque culturelle canadienne. Rien de très réjouissant.

Solution? L’immigration. Si nous ne nous reproduisons plus, importons des citoyens. C’est ce que nous faisons depuis déjà un certain temps. Environ cinquante mille nouveaux arrivants l’année prochaine au Québec. Bravo! Mais seulement si ces nouveaux arrivants s’intègrent étroitement à la population francophone du Québec. Sinon, nous ajoutons à la menace extérieure une grave menace intérieure: une population grandissante d’immigrants mal intégrés, se sentant davantage anglophones que francophones, partageant peu de choses avec une population francophone vieillissante, en déclin. Quelle perspective!! Si nous laissons aller les choses, à ce train, il est plus que probable que nous serons éventuellement minorisés sur notre propre territoire.

Si on classait les populations humaines comme nous le faisons pour les populations animales, la population francophone du Québec serait vraisemblablement considérée comme une espèce protégée, avec tous les égards qui sont dus à ce type d’espèce.

Cela signifie qu’il nous revient, de manière urgente, de prendre les moyens à notre disposition pour assurer une véritable intégration linguistique et culturelle des nouveaux arrivants. Cela signifie que tous les moyens incitatifs et coercitifs doivent être utilisés. Il est étonnant de constater que la plupart des québécois vivant à l’étranger que nous connaissons apprennent en très peu de temps la langue du pays où ils vivent et s’intègrent parfois un peu trop vite à la culture ambiante. Ne soyons pas moins exigeants envers les étrangers qui s’établissent ici que nous ne le sommes envers nous-mêmes quand nous allons vivre ailleurs. Nous ne pouvons nous le permettre. Ne tolérons plus que des immigrants puissent ignorer qui est Charlebois après trois années passées ici. Nous ne pouvons nous le permettre. Ne disons pas que nous ne pouvons pas exiger des immigrants qu’ils parlent le français à la québécoise après un délai qui, à mon avis, devrait être passablement court, sous prétexte que plusieurs d’entre nous s’expriment dans un français peu exemplaire. Nous ne pouvons nous le permettre et cela est aussi absurde que de dire qu’on n’arrêtera pas de fumer parce que de toute façon, l’air que nous respirons est pollué. Ne disons pas qu’il ne faut rien exiger des immigrants sous prétexte que nous n’avons qu’à nous reproduire davantage pour régler notre problème. Nous ne pouvons nous le permettre. Nous devons être exigeants envers nos immigrants et en même temps faire davantage d’efforts pour mieux maîtriser notre langue et aussi augmenter notre taux de fécondité. Nous sommes une population menacée. Sérieusement menacée. En état de légitime défense. Cela signifie que nous sommes justifiés de prendre les mesures nécessaires à notre survie et à notre épanouissement, même si, hors contexte, elles peuvent paraître excessives. Cela signifie que nous ne devons pas nous satisfaire d’immigrants qui adoptent notre langue du bout des lèvres et qui autrement vivent dans leur langue maternelle ou l’anglais. Cela signifie que nous ne devons plus accepter des immigrants qui plutôt que de chercher à s’intégrer, cherchent à se distinguer. Nos immigrants tiennent à préserver leur héritage culturel et religieux. Cela ne peut d’aucune manière au prix de notre éventuelle disparition. Nous ne pouvons absolument pas nous le permettre. Cela signifie aussi que nous ne devrions pas être gênés d’invoquer la clause nonobstant chaque fois que la Cour suprême du Canada déclare inconstitutionnelle une mesure prise ou une loi adoptée dans le but d’assurer l’avenir des québécois. Et force est de constater que nos gouvernements ont été beaucoup trop frileux en cette matière.

Je dois couper court, mais je reviendrai sous peu sur le sujet.

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Accommodements raisonnables!!!!!!!!!

5 février 2007 · 6 commentaires

Hérouxville! Un cri du coeur. Forme qui laisse à désirer, mais message clair que je partage absolument. À force d’insister pour faire du Québécois un concept purement territorial (i.e. personne qui vit au Québec), on a évacué tout ce qu’est vraiment un Québécois.

Un Québécois, c’est une personne qui parle français comme un Québécois, qui sait qui est Michel Louvain, qui aime bien sacrer comme un charretier à l’occasion, qui fête la Saint-Jean en chantant des chansons nationalistes, qui décore un sapin à Noël, qui a grandi à l’ombre d’une église ou d’une chapelle, qui a trippé sur Guy Lafleur, qui pêche les petits poissons des chenaux, dont les tissus sont faits de binnes, d’oreilles de crisse, de cretons, de sirop d’érable, de tête fromagée, de beurre de pinottes et de Kraft Dinners. Un Québécois, c’est aussi tout immigrant qui cherche réellement à adhérer le plus possible à ce qui fait le Québécois, mais ce n’est certainement pas celui qui cherche plutôt à continuer de vivre le plus possible comme là d’où il vient. Quand un immigrant de première génération ne s’exprime tant à l’oral qu’à l’écrit que dans un français approximatif après cinq ans au Québec, il y a un problème, disons. Mais quand un immigrant de deuxième, de troisième, de quatrième génération a toujours de la difficulté avec le français et ignore où est Sept-Îles ou qui sont les Trois Accords, comme cela arrive trop souvent même dans les classes sociales plus aisées et les plus instruites, on doit parler de mauvaise volonté, de refus de s’intégrer et là, la tolérance n’est absolument plus de mise.

Il faut voir avec quelle rapidité le Québécois installé à Paris en vient à s’exprimer comme un Parisien ou se met à casser son français après quelques années à peine en milieu anglophone. Si nous arrivons à nous intégrer si facilement en pays étranger, pourquoi semble-t-il si difficile pour les autres de devenir des Québécois quand ils débarquent chez nous? Une réponse s’impose: ils ne le veulent pas, d’autant moins que nous le tolérons.

Alors, mon point de vue sur les accommodements? Nous sommes environ six millions de Québécois entourés d’une mer anglophone. Quoi qu’en disent les chantres du laissez-faire, il y a constamment péril en la demeure. Nous, plus que bien des peuples, sommes condamnés à demeurer vigilants. Nous ne sommes pas la France et ses dizaines de millions de francophones entourée de pays ayant des cultures et parlant des langues fort diverses. Nous sommes un poisson rouge dans un banc de piranhas. Nous sommes en perpétuel état de légitime défense puisque ce que nous sommes pourrait si facilement être englouti, comme la Nouvelle-Orléans lorsque les digues ont cédé…

Qui dit légitime défense dit avoir le droit de poser des gestes autrement condamnables lorsque notre intégrité est en danger. Les Québécois ont ce droit à la légitime défense. Ce que nous sommes est suffisamment beau et noble pour mériter d’être défendu avec vigueur. Nous n’avons pas à tolérer que des gens que nous avons accueillis ne fassent pas tout ce qu’ils peuvent pour s’intégrer et rapidement. Encore moins à chercher à les accommoder dans leurs efforts de non intégration. Est-ce qu’une femme qui porte le voile cherche à s’intégrer? Est-ce que les gens qui demandent que la loi islamique puisse officiellement s’appliquer dans les affaires civiles cherchent à s’intégrer? Est-ce que les Juifs orthodoxes qui continuent à se promener dans nos rues en ignorant tout ce qui n’est pas comme eux cherchent à s’intégrer? Est-ce que les défenseurs du rouleau de Charmin sur la tête et du port du kirpan cherchent à s’intégrer? Est-ce que ceux qui ont le culot de menacer de poursuites la municipalité de Hérouxville si elle ne recule pas cherchent à s’intégrer? Est-ce que ceux qui ont viré l’ambulancier de leur hôpital parce qu’il y mangeait du jambon ailleurs que dans le local aménagé pour les mangeurs de non cachère, hôpital financé au moins en partie à même nos impôts, cherchent à s’intégrer?

Poser toutes ces questions c’est y répondre. Les Québécois représentent encore environ 85% de la population vivant au Québec. Malheureusement, les gentils Québécois se trop longtemps promenés à genoux chez eux, s’excusant presque d’exister à la moindre occasion. Résultat, la société en péril que nous formons est de plus en plus affaiblie par des minorités qui ne se gênent plus pour montrer les dents comme un chihuahua devant un berger allemand bien en laisse. Un peu comme pour le réchauffement de la planète, le temps de laisser aller les choses est révolu. Brisons nos chaînes, soyons fiers de ce que nous sommes, réalisons que nous nous trouvons dans notre maison, et disons au chihuahua que nous sommes prêts à jouer avec lui mais que nous dictons les règles du jeu. Dans ces conditions, le seul accommodement qui soit raisonnable est aucun accommodement. Un seul mot d’ordre: intégration. Pour assurer notre survie, mais aussi par respect pour ceux qui nous ont précédés, des Québécois catholiques francophones, faits de lacs, de rivières et de Muslix, qui ont travaillé dur, très dur, pour nous amener là où nous sommes. Nous leur devons bien de tout faire pour préserver
l’héritage qu’ils nous ont laissé. Alors, pas question d’enlever les crucifix d’où que ce soit, parce que ça aussi, ça fait partie de ce que nous sommes, même si plusieurs d’entre nous n’y croyons plus .

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De quoi pourrais-je bien me scandaliser à soir?!

31 octobre 2006 · 2 commentaires

Il pleut depuis si longtemps que ça tambourine dans ma tête, un peu comme quand on a passé une journée à pêcher et que le soir venu, on a l’impression que notre lit tangue et qu’on a encore sur la tête, même si elle n’y est plus, la jolie calotte qu’on a portée tout du long.

Et le monde est tellement infesté de pas-d’allure (néologisme) que, comme pour la journée en chaloupe, j’ai parfois l’impression, la nuit venue, que mon lit tangue, roulant sur la mer démontée de ces pestiférés cachés dessous.

Allons-y guillerettement avec une première source, oh! quelle source! de “AH bin tabarnaKKK!!!”. L’autre soir, toujours la pluie battante dehors, et à la télé, un débat “Il va y avoir du sport” sur les jeunes au volant. Là, je me te les entends-tu pas, les joyeux débatteurs, dire qu’il faut sensibiliser les jeunes, qu’il faut les conscientiser aux dangers de la vitesse, que les jeunes en région seront pénalisés par une mesure qui interdirait aux moins de 18 ans de conduire, que l’accès au permis de conduire est comme la Première Communion, un rite de passage et d’inclusion sociale… Ah bin tabarnakkkk!!!

Quelqu’un va-t-il finir par dire qu’un adolescent au volant, c’est un danger public? Et quelqu’un va-t-il s’empresser d’ajouter qu’un mâle de manière générale, mais surtout un mâle de 16 à 25 ans, ça met sa cervelle dans le coffre à gants en entrant dans sa voiture et ça conduit avec ce qu’il ya dans son scrotum?! Et on pourrait-tu ajouter que des études aussi sérieuses que récentes ont démontré que le cerveau de l’adolescent est encore en croissance et qu’il lui manque les annexes où se trouvent le jugement, le sens des réalités et surtout la petite voix qui te murmure, quand ce que tu fais n’a pas de bon sens:” Fais pas ça mon ami, sinon tu vas le regretter…” Et les enfants des régions, qui à compter de 16 ans, paraît-il, ne peuvent plus vivre sans voiture!! Mais que diable faisaient-ils à 15 ans, à 14, ans, à 13 ans? Ils n’allaient pas à l’école? Le sous-sol de leurs parents pour tout royaume?! à manger de la poutine et à péter leurs furoncles bien gorgés de ladite poutine?!

Pour tout dire, et je sais que ce n’est pas beau, je me fous pas mal qu’on perde quelques âmes sur nos routes. Ne sommes-nous pas je ne sais plus combien de milliards sur la planète? alors on ne va quand même pas chipoter pour une poignée d’irréductibles yos au pied pesant!! Aux coeurs sensibles, toutefois, je dirai ceci: si vous tenez vraiment à protéger les jeunes et peut-être aussi, bien d’autres, des dangers très réels de la vitesse au volant, cessez de tataouiner et attaquez-vous à la racine du mal. Comment peut-on admettre sur notre territoire où la limite ultime de vitesse est de 100 km/heure, des véhicules qui peuvent aisément rouler à 180 km/heure? Le problème et la solution se trouvent en grande partie là. Quand tu pèses sur le champignon et que ça fait pouètte, pouètte, tu débandes comme assez rapidement.

Voilà pour la sécurité sur nos routes. Mais moi, ce qui me dérange vraiment…

Vous le découvrirez dans mon prochain article!!! Je vous laisse. Il faut que j’aille rouler à tombeau ouvert dans une zone scolaire.

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Ah! Lucien!

24 octobre 2006 · Pas de commentaire

J’aime Lucien Bouchard. Ce type a de l’étoffe, beaucoup de charisme. Mais cré yable, Lucien, si t’as le goût de retourner en politique, fais-le donc! D’autant plus que plusieurs d’entre nous le souhaitent. Et, nom de Dieu, cesse de nous casser les pieds avec tes sermons sur la montagne. Nous vivons au Québec, c’est la fin octobre, l’été a été relativement moche comme c’est trop souvent le cas, j’ai nettoyé ma piscine sans relâche pour à peu près rien, l’automne est gris, terne, pluvieux et déprimant comme la face de Benoît 16, les viaducs s’écroulent autour de nous parce qu’ils ont été mal construits et les responsables vont s’en tirer sans même une poursuite, les crosseurs extrêmes que sont les Libéraux fédéraux vont peut-être reprendre le pouvoir, et c’est rendu qu’il nous faut accommoder raisonnablement tous nos amis québécois venus de l’étranger, comme, par exemple, en sciant au plus vite la croix sur le Mont-Royal, histoire de ne pas chatouiller la sensibilité de nos nouveaux amis avec ces symboles de la religion , avouée ou non, de quelques personnes blanches et francophones qui représentent encore, un détail, la vaste majorité des gens peuplant le territoire du Québec. Alors Lucien, on peut-tu relaxer un brin?! On peut-tu, Lucien, se poigner le beigne plus que les Américains qui travaillent sans relâche sans doute pour se faire pardonner d’avoir élu “Double U” et plus aussi que les Ontariens qui, c’est connu, n’ont rien de mieux à faire?!

Je dois dire, Lucien, que tes propos doivent être délicieusement ronds en bouche, comme un grand cru, pour les dirigeants de notre merveilleux monde des affaires. J’ai trop de respect pour toi pour penser que tes sorties viseraient à faire neiger sur toi et ton cabinet une manne de mandats juridiques bien juteux provenant de la horde enivrée de ces admirateurs nouvellement conquis…

Admirateurs en passant qui, pour beaucoup, semblent plus rapides sur la gachette quand il s’agit de tirer sur les travailleurs que lorsqu’il s’agit de mettre la main dans leur poche pour maintenir à jour et compétitif le parc d’équipements industriels du Québec.

Admirateurs aussi qui voient très bien la paille de l’assistance sociale dans l’oeil des indigents mais qui semblent incapables, même avec un super téléscope, de voir la poutre du subventionnement public dans le leur.

Alors, mon Lucien, travaille ta plate-forme électorale, présente-toi aux élections et surtout, n’oublie pas de demander une contribution additionnelle à tous. Pas seulement aux travailleurs. Ce sera plus crédible et aussi, moins suspect…

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Je crois que j’en ai marre!

23 octobre 2006 · 1 commentaire

J’ai beau m’efforcer d’être zen, méditer chaque jour, boire de la tisane, me péter des omégas 3, rien n’y fait. Je finis toujours par sentir les épices me monter irrésistiblement au nez! Non mais c’est à croire qu’on fait exprès de toutes parts pour m’exaspérer.

Tiens. Il y a quelques jours à peine, notre premier ministre canadien, Steven Harper, annonce sa politique environnementale. Bonne politique? mauvaise politique? Rien de bien impressionnant je crois. Mais entendre les ténors du PLC jouer les vierges offensées et se scandaliser était non seulement pathétique, mais proprement crissant. Ils me tuent beaucoup plus que les boutons gorgés de pus de mon adolescence. Quand on pense que ces jolies ordures ont signé Kyoto mais que sous leur règne, les émissions des gaz à effet de serre ont augmenté, on en vient à regretter que les guillottines de la Révolution française soient hors-service. Est-ce que le gros Coderre croit que nous sommes un peu stupides, moyennement idiots, parfaitement crétins ou totalement décérébrés?!

Dommage, je dois couper court, car l’heure du dodo a sonné. Dormir…

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La peine de mort

11 octobre 2006 · 4 commentaires

Ma mère ne sera pas fière de moi, mais même au risque d’être déshérité, j’assumerai complètement le dinosaure que je suis à ce sujet.

Allons-y sans détour. J’estime que la peine de mort est le traitement qu’il faut infliger à quelqu’un dont on est certain qu’il a tué un de ses congénères.

Mais, me direz-vous, peut-on jamais être certain qu’une personne qu’on va exécuter n’est pas la victime d’une erreur judiciaire? Réponse: je dis qu’il y a de nombreux cas - qui deviendront de plus en plus nombreux- où, ADN aidant, on peut être absolument certain de ne pas se tromper. La pendaison n’est que pour eux, bien sûr.

Mais, ajouterez-vous, même si l’on est certain qu’une personne en a tué une autre, il y a néanmoins une différence entre le meurtre prémédité et le meurtre par accident. Oui. Je crois qu’on ne devrait pas éliminer quelqu’un qui a tué par accident (voiture, chasse, par exemple) ou par compassion. Mais dans les autres cas, y compris celui du meurtre dit passionnel, qu’on rassemble le peloton d’exécution que diable!

Mais, continuerez-vous d’argumenter, pourquoi la peine de mort alors que l’on sait maintenant qu’elle n’a pas d’effet dissuasif sur les meurtriers éventuels, préméditeurs ou trop émotifs. Qu’il y ait effet dissuasif ou non n’est malheureusement pas pertinent. Si l’État doit opter pour la peine de mort, c’est parce que l’auteur d’un meurtre, nous a, en tuant, coûté beaucoup trop cher comme société. D’abord, il a détruit la vie de sa victime. Ensuite, il a, du même coup, sérieusement affecté, et dans certains cas, à toute fin pratique, anéanti la vie de nombreux proches de la victime immédiate (enfants, conjoint, parents, amis, frères, soeurs…). Ce sont des coûts économiques, humains et sociaux qui dépassent déjà, et de loin, la valeur de celui qui les a entraînés quel qu’il soit. Et il faudrait continuer de payer pour maintenir en vie ce gouffre financier dans une prison et payer encore pour tenter de le réhabiliter dans l’espoir plus qu’incertain qu’il ne récidivera pas et qu’il redeviendra (ou deviendra, c’est selon) un citoyen exemplaire??!! Je ne crois pas. Je noterai au passage qu’on évalue l’efficacité de nos efforts de réhabilitation essentiellement en termes de récidive. Or, se peut-il que beaucoup de meurtriers dits réhabilités parce qu’ils n’ont pas récidivé demeurent à perpétuité une charge sociale (problèmes d’alcool, de drogue, de chômage, de violence…)?! Je crains que oui, et non merci!! N’oublions pas que nous sommes maintenant plus de six milliards d’humains sur notre belle planète bleue. Alors pourquoi, je vous le demande, faire tant de cas et de frais pour quelqu’un qui, en posant pareil geste, s’est irrémédiablement mis dans le rouge?

Je préfère qu’on consacre nos ressources limitées à tenter de réparer les dégâts causés par l’assassin en aidant les victimes le plus possible et en tirant un trait au plus vite sur ce dernier…

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Le Viaduc

4 octobre 2006 · 2 commentaires

Voici, en vrac, quelques réflexions concernant le dossier de l’affaissement d’une partie du tablier du viaduc situé a Laval.

Pathétique la nomination de P-M Johnson pour diriger une éventuelle commission d’enquête publique sur le triste affaissement. M. Johnson est avocat, il est médecin, mais est-il ingénieur? Et à ma connaissance, c’est essentiellement d’ingénierie dont il s’agit. M. Johnson, a surtout le mérite, je crois, d’avoir largué ses convictions souverainistes et comme on parle d’un ancien premier ministre péquiste, le symbole vaut cher pour les fédéralistes.

Plus pathétique encore d’entendre les représentants de l’industrie des ouvrages routiers utiliser le malheur des victimes de l’affaissement pour faire du développement d’affaires.

Cette chorale d’entrepreneurs en ouvrages routiers et d’ingénieurs entonnant le cantique de leurs intérêts financiers maquillé dans les trémolos de la compassion donne le goût de lui lancer des tomates ou mieux, d’appuyer sur le bouton ouvrant la trappe qui la fera disparaître le plus longtemps possible de la scène.

Plus que pathétique: cette idée d’une commission d’enquête! Des millions de dollars des impôts (directs ou déguisés) que nous sommes de plus en plus écoeurés de payer engloutis dans un vaste exercice de propagande pour l’industrie des ouvrages routiers. Je vous annonce que cette commission n’identifiera pas de coupable pour la tragédie du weekend dernier. Au mieux, peut-être, quelques vagues reproches sans conséquence. Je vous annonce aussi que la commission recommandera un resserrement des procédures d’inspection des ouvrages routiers et une augmentation substantielle des budgets alloués à l’entretien et à la réfection de ceux-ci.

Il existe un ministère du transport au Québec. Il est rempli de fonctionnaires dont la masse salariale globale est bien supérieure à celle du Canadien de Montréal. Qu’est-ce qu’une commission d’enquête va nous apprendre que ces gens ne connaissent déjà?!

Le viaduc dont il s’agit s’est partiellement effondré à mi-chemin de sa vie utile. Comme co-payeur de cet ouvrage, je veux que les fonctionnaires du ministère concerné (pas une quelconque commission d’enquête) examinent le dossier et déterminent si un vice de construction ou de conception est en cause et, si tel est le cas, que l’on poursuive sans ménagement, au civil comme au criminel, les responsables du vice. Rien ne discipline mieux les gens que la crainte de conséquences s’ils font mal ce pourquoi on les paie.

J’admets que j’ai mes doutes sur la qualité du travail de l’industrie des ouvrages routiers. On a peine à obtenir que de simples travaux de rénovation domestique soient dûment faits, alors quelque chose me dit que dans le cas d’infrastructures routières, ça doit ressembler à un joyeux buffet pour fraudeurs de tout acabit. On entend que la rudesse de notre climat est responsable de la détérioration accélérée de nos infrastructures. A croire qu’on n’a découvert que tout récemment que notre climat est un tantinet éprouvant! Bâtard! J’ai cinquante ans, et du plus loin que je me souvienne, on se plaint du climat au Québec! Faque, si vous avez construit des routes conçues pour la Floride, va falloir payer maintenant! On entend aussi qu’on n’avait pas prévu que le trafic augmenterait… De crainte que des mineurs me lisent, je m’abstiendrai de commenter.

Quand une structure comme le viaduc s’écroule au zénith de son existence, quelque chose ne tourne pas rond et quelqu’un doit payer.

Sinon, la fiesta sur notre bras va continuer…

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De retour

26 septembre 2006 · 1 commentaire

Me voici de retour. Ma fille dort à poings fermés, ma blonde lit un livre poche (pas de poche) qu’elle a emprunté à la bibliothèque. Quand le vin est tiré, il faut le boire comme qu’on dit de par che nous!

Parlons un tantinet de la question de la sécurité dans nos aéroports (pas aréoports!). Depuis quelque temps, nos journalistes s’amusent à y déjouer la sécurité. Ça semble vraiment être un jeu d’enfant. À tel point que j’ai parfois envie de m’adonner à ce nouveau jeu. D’autant plus amusant que notre gouvernement fédéral a dépensé des centaines de millions de dollars pour me-te-les sécuriser-ces-aéroports (j’aimerais bien d’ailleurs savoir combien exactement nos aimables dirigeants ont flambé d’argent à cette fin). Et voilà qu’on nous apprend que l’aéroport PET est infesté de représentants du crime organisé et que n’importe qui portant une jolie ceinture de bâtons de dynamite peut se promener n’importe où pendant qu’on attend notre vol pour Punta Cana. D’où ma question, hélas, souvent la même: qu’a-t-on fait de nos valeureux dollars qui étaient prêts à s’interposer entre le terrorisme ou le crime organisé et nous? Se sont-ils retrouvés dans les poches des grands prêtres de la sécurité plutôt que là où ils devaient aller? Sécuriser un aéroport, bâtard, ça doit pouvoir se faire pour quelques millions de dollars! On peut payer combien de gardes armés avec un million de dollars?! Peut-être devrait-on plutôt nous protéger de nos gouvernements et de ceux à qui ils donnent des contrats. Le danger se trouve-t-il dans une galaxie beucoup plus près de chez nous qu’on ne le croit? On jase…

Bon, sur ces bonnes pensées, je vais me coucher et peut-être rêver de ma prochaine visite à Saskatoon (suggestion de l’agent de voyage Michaëlle Jean) en …voiture.

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